Agacé par les nombreuses références faites à Paulo Fonseca autour de la rencontre opposant le LOSC à l’Olympique Lyonnais ce samedi, Bruno Genesio a regretté qu’on lui rappelle trop régulièrement l’empreinte qu’a eue le Portugais à Lille. Ses déclarations ont fait l’objet d’un vif débat sur les antennes de la Chaîne L’Équipe. Ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais, Bruno Genesio retrouve son ancien maison à l’occasion de la vingt-huitième journée de Ligue 1. Son équipe, le LOSC, se déplace sur la pelouse de l’Olympique Lyonnais pour y affronter les Gones dans le cadre de la vingt-huitième journée de Ligue 1. Ces derniers sont menés depuis peu par Paulo Fonseca, dont le nom est revenu avec intensité dans le Nord à l’approche de ce duel au sommet. Les médias ont fait de ces retrouvailles leur sujet de prédilection, au point d’insister sur le fait que le Portugais avait marqué de son empreinte l’effectif qu’a à sa disposition le technicien lillois (Benjamin André et Bafodé Diakité ont tous deux été dans ce sens). Ces nombreuses tirades l’ont poussé à faire part d’un agacement certain en conférence de presse, lassé par « l’héritage » qu’aurait laissé Paulo Fonseca chez les Dogues. Bruno Genesio est-il reconnu à sa juste valeur ? Voilà le débat qu’a engendré la sortie médiatique de Bruno Genesio sur la petite lucarne. Des journalistes devenus chroniqueurs le temps d’une soirée se sont longuement épanchés sur cette thématique d’actualités. Tour à tour, Stéphane Guy, Nabil Djellit et Hervé Penot ont estimé que oui, Bruno Genesio recevait la reconnaissance qu’il méritait. « Bruno Genesio est l’un des cinq meilleurs entraîneurs français » « C’est un débat qui a enflammé Lyon il y a quelques années. Je trouve qu’il n’a pas été, lui et son travail, reconnu à sa juste valeur à Lyon, se rappelle Stéphane Guy, premier à se lancer. Mais les temps ont changé. Il faut qu’il se détende Bruno. Il est reconnu à sa juste valeur. Je pense que l’année qu’il est en train de faire à Lille, avec son parcours en Ligue des Champions, vient précisément couronner ce qu’a fait Bruno Genesio. C’est un débat qui n’a plus lieu d’être. Il parle avec son cœur, et j’adore, mais c’est tout de même une sortie très surprenante de sa part », juge-t-il. Nabil Djellit valide la thèse : « S’il doit envoyer une plainte, c’est aux supporters lyonnais. Ce sont eux qui lui coûtent un peu cette image qui peut être troublée dans l’esprit de certains. Son travail est reconnu par les clubs qui le choisissent, c’est à dire Lille, Lyon et Rennes, que de très bons clubs, poursuit-il. Aujourd’hui, c’est l’un des cinq meilleurs entraîneurs français et on prend du plaisir à regarder ses matchs. Je pense même qu’il jouit plutôt d’une bonne côte contrairement à ce qu’il peut penser. » Un brin de parano Suiveur assidu du LOSC, équipe sur laquelle il travaille tout au long de l’année, Hervé Penot prend ce même parti-pris : « Beaucoup d’entraîneurs, lui comme d’autres, sont un brin paranoïaques, estime-t-il ainsi, très franc sur le sujet. Si aujourd’hui Bruno Genesio n’est pas reconnu dans le paysage footballistique français, alors qui est reconnu ? J’ai même vu son nom parmi les prétendants potentiels à la succession de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France. Il fait partie des grands entraîneurs français. On ne peut pas comparer le Bruno Genesio de Lyon, où on était peu à le défendre, à celui de Lille. Par exemple, si on regarde le nombre de Unes que l’on a fait sur lui, de papiers pour expliquer le travail qu’il fait… Ce qu’il fait à Lille cette année, les résultats engrangés avec un effectif très largement amoindri par des grosses blessures parlent pour lui. » Pour conclure le débat, Régis Testelin lâche une simple question : « Après Genesio, Rennes est devenu quoi ? », ironise-t-il alors que les Bretons luttent pour leur maintien à la surprise générale cette saison. « Il n’a aucun titre quand même, cela pourrait l’aider » conclut définitivement Pia Clemens, dans une sorte d’ouverture. Bruno Genesio a encore l’opportunité de confirmer avec un trophée.